"...Au " Camping des flots bleus ", je me traîne des tonnes de cafard..."

Pour ceux qui se souviennent et qui situeront... Moi des tonnes de cafard c'est à Bruxelles que je me les tape.
J'ai repris les allées et venues Bruxelles-Mons et retour, boulot sans amour nordique, sans amour du tout, sans espoir, trains gris qui puent la clope froide - dont les miennes, je fume comme une cheminée - et la transpiration.
Un soir, en passant devant le Lombard, là où tournent inexorablement Tintin, Milou et son os, un disquaire vient d'éclore. Pleins de trucs que je connais pas en vitrine: Stranglers, Ian Hunter, Magazine... Je rentre.
C'est un couple qui est derrière le comptoir. Elle ne m'en voudra pas, ne me souviens pas de son nom, lui, André, maquillé, Rimmel sur les cils et rouge sur les lèvres, tu penses si je me souviens de lui. Il me choque et m'intrigue à la fois. Il devient mon Pygmalion en écoute musicale.
L' étape ****** (j'ai oublié le nom du magasin...) devient le meilleur moment de mes journées et, souvent, je repars avec un nouveau 33T.
La claque c'est:

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Dédé devient un ami, que je vénère, parce que beaucoup plus âgé que moi -il a près des trente ans - et aussi car il nourrit la faim insatiable de musique qu'il y a en moi.
C'est lui aussi qui me fera connaître "Les Minimes".
Mais ça, c'est une autre histoire que je vous raconterai prochainement. Si vous êtes sages et que vous me le demandez gentiment, poliment et dans l'hygiaphone.