Quand je vais en Espagne - cet aller-retour que j'accomplis depuis si
longtemps, plusieurs fois par an - je renoue avec une autre partie de
moi.
Clic sur les photos.
Histoires de Manuel
Jeudi, avril 10 2008
Quand je vais en Espagne
Par Manuel le Jeudi, avril 10 2008, 12:12
Mardi, avril 1 2008
A nouveau Blog, nouvelle peau.
Par Admin le Mardi, avril 1 2008, 16:23
Comme vous pouvez le constater, l'esthétique a changé. En mieux ?
Rajouté un nouveau bandeau...

Un formulaire de contact
Quand on clique dessus, une fenêtre s'ouvre et permet de choisir le
destinataire : un des 4 Daltons 
Et, pour terminer. Comme c'est un nouveau départ : remise à zéro des
compteurs !
Lundi, mars 31 2008
WE à la ferme. Pas V. (sous la plage...)
Par Admin le Lundi, mars 31 2008, 14:04
Ce samedi on est allés visiter deux fermes ardennaises qui participent au
GAS
(Groupe d' Achat Solidaire).
Un petit air de retour en arrière, pour moi, back to the
seventies.
Beaucoup de jeunes, conscients et oeuvrant dans une autre manière de vivre.
Réjouissant de les voir, alors que l'on fête le 40ème anniversaire de tonton
Mai68.
On s'est inscrit au panier bi-hebdomadaire de légumes et fruits. Vous êtes pas tentés ?
Samedi, mars 29 2008
Le jour où tout se décida. Rencontre au sommet et beaux restes.
Par Manuel le Samedi, mars 29 2008, 01:54
Menu du jour :
Jamón Iberíco
Chorizo de Quiros
Salade Maison
Paella à la Rizotto de couscous que je te raconte pas.
Un peu de vin. Français, du sud, par là.
De la bière pour les difficiles (nordiques, évidemment...)
Fromages bios (comme tout le reste, sauf bière et vin)
Au fait, qu'avons-nous décidé ?
Mercredi, septembre 5 2007
Retour en arrière. 1978. Bretagne et Ostende à toutes voiles.
Par Admin le Mercredi, septembre 5 2007, 14:30
J'en ai parlé là , des vacances de
voile et d'envie de voyage.
Le facteur vient de poster deux photos de cette époque...
Jeudi, août 30 2007
1979. Place Bara, ya Tintin qui tourne, ya d'la musique.
Par Admin le Jeudi, août 30 2007, 16:38
"...Au " Camping des flots bleus ", je me traîne des tonnes de cafard..."
Pour ceux qui se souviennent et qui situeront... Moi des tonnes de cafard
c'est à Bruxelles que je me les tape.
J'ai repris les allées et venues Bruxelles-Mons et retour, boulot sans amour
nordique, sans amour du tout, sans espoir, trains gris qui puent la clope
froide - dont les miennes, je fume comme une cheminée - et la
transpiration.
Un soir, en passant devant le Lombard, là où tournent inexorablement Tintin,
Milou et son os, un disquaire vient d'éclore. Pleins de trucs que je connais
pas en vitrine: Stranglers, Ian Hunter, Magazine... Je rentre.
C'est un couple qui est derrière le comptoir. Elle ne m'en voudra pas, ne me
souviens pas de son nom, lui, André, maquillé, Rimmel sur les cils et rouge sur
les lèvres, tu penses si je me souviens de lui. Il me choque et m'intrigue à la
fois. Il devient mon Pygmalion en écoute musicale.
L' étape ****** (j'ai oublié le nom du magasin...) devient le meilleur moment
de mes journées et, souvent, je repars avec un nouveau 33T.
La claque c'est:

Dédé devient un ami, que je vénère, parce que beaucoup plus âgé que moi -il a
près des trente ans - et aussi car il nourrit la faim insatiable de musique
qu'il y a en moi.
C'est lui aussi qui me fera connaître "Les Minimes".
Mais ça, c'est une autre histoire que je vous raconterai prochainement. Si vous
êtes sages et que vous me le demandez gentiment, poliment et dans
l'hygiaphone.
Mardi, août 7 2007
Manu renonce au blog...
Par Admin le Mardi, août 7 2007, 01:33
Elle continuera comme lectrice.
Des commentaires aussi, Manu ?
Hé les trois autres, vous allez pas lâcher aussi, hein ?
Vendredi, juillet 27 2007
1979. De retour à Bruxelles.
Par Admin le Vendredi, juillet 27 2007, 13:49
Mercredi, juin 27 2007
1977. Et + si affinités, mon Commandant.
Par Admin le Mercredi, juin 27 2007, 09:35
J'ai une sacrée épée de Damoclès.
Le service militaire...
J'ai dû, à dix-huit ans me rendre à l'ambassade espagnole, ici à Bruxelles,
pour faire une demande d'exemption.
Comme résident espagnol à l' étranger, je peux y avoir droit. Mais cela reste
sujet à approbation.
Je tremble que l'on me le refuse, et que je doive partir en Espagne y faire mon
service.
Franco est mort : "Le chien est mort, mais pas la rage".
Finalement, c'est accepté, avec des contraintes : passer tous les ans au
consulat y faire apposer un cachet de contrôle.
Dorénavant, je ne peux me rendre en Espagne, qu'un mois par an, sous peine, en
cas de dépassement, de me faire arrêter et incorporer manu-militari...

1977. Permission A accordée !
Par Admin le Mercredi, juin 27 2007, 09:22
Samedi, juin 23 2007
1979. Retour vers l'ouest...
Par Admin le Samedi, juin 23 2007, 19:46

Je mes sens immédiatement en confiance avec Alberto et Aziz.
Alberto roule une bonne partie de la matinée et, hasard, on s'arrête au bord
du lac, près de Karlstad, pour casser la croûte.
Je me fais un auto-contrôle rapide. Bilan : guéri. J'ai tourné la page.
Déjà ! La tristesse s'est évaporée. Adieu A...(prononcer O...) et
A...
Après une courte sieste à la fin du repas, on reprend la route, pour
s'arrêter quelques kilomètres plus loin, à un marché.
Je les aide à vider la voiture et installer les étals.
—Tu nous joues quelque chose ?
The lunatic is -encore- in the grass.
Mais, peu à peu, mis en confiance par l'indifférence du public, des chalands
qui lorgnent distraitement la marchandise, je me laisse aller à des
improvisations rythmiques, tribales.
Et je me fais plaisir.

Quand on a fini de remballer, Alberto me demande de prendre le relais, au
volant. Il m'indique le chemin, sur la carte, et me demande de le prévenir
quand on arrivera à ...
On prend des petites routes, s'arrête pour le repas du soir, au bord de la
route, d'une forêt.
La nuit ne va pas tarder à arriver. Eux deux se concertent sur le meilleur
endroit pour la passer. On a encore deux-trois heures de route avant d'y
arriver.
Je roule dans l'obscurité absolue d'une forêt épaisse, à peine découpée par
le sillon de la route.
Je ne vois qu'une bande étroite, pâlement éclairée par les phares jaunâtres
de la vieille voiture fatiguée.
Dans ce silence total, d'où n'émerge que le ronronnement du moteur, j'ai une
allucination.
Un monstre vient d'apparaître sur la route.
Une sorte de Quasimodo maladroit sur quatre pattes, reste brièvement dans la
lumière, puis disparaît dans un déhanchement.
Je freine de toutes mes forces et tout se qui était sur la lunette arrière
part valser dans l'habitacle et sur Alberto et Aziz, assoupis sur la banquette
arrière.
—Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qu'il y a ?
—Un monstre. J'ai vu un monstre, là !
—Un monstre ? Où ?
J'indique l'endroit, devant nous, maintenant vide.
—Qu'est ce que tu as vu, exactement ?
—Je ne sais pas. Je n'ai jamais rien vu de semblable. Une sorte de cheval
tordu et difforme, en plus grand.
Ils rient.
Ils se tordent de rire tous les deux.
Ils me regardent, sans doute encore pâle de ma frousse, et repartent de plus
belle. Ils pleurent de rire.
—Un monstre ! Ah, ah, ah, ah, ah !
—Tu as vu un élan ! Ah, ah, ah, ah, ah !
—Il avait de cornes, des bois, sur sa tête ?
—Non. Une grosse tête. Comme un cheval enflé.
—Une femelle. Une femelle élan. Rassure-toi, c'est l'heure où ils sortent
des sous-bois pour manger.
Nous repartons, moi toujours au volant, mais l'oeil aux aguets, au cas où un
autre élan traverserait brusquement la route.
Nous arrivons un peu plus tard à destination, une petite auberge fondue dans
le noir.
Nous y passons la nuit.

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