
Je prends la route pour la Hollande ce 18 août 2007, en 1975, à 18 ans, la
Hollande c'était Amsterdam! en stop, en train, en triporteur...
Billet court mais billet quand même!
Histoires d' Olivier
samedi, août 18 2007
Amsterdam 1975
Par Olivier le samedi, août 18 2007, 11:35
jeudi, juillet 12 2007
15 juillet 2007
Par Olivier le jeudi, juillet 12 2007, 23:05
15 juillet 1977 :

Genre Mike Jaggereke, alleï une fois
Voilà, c'est les vacances et ce blog est en service minimum,
J'ai retrouvé cette série de photomaton, je me souviens que j'aimais bien me
prendre en photo dans les photomatons (narcissematon), j'avais fait des séries
en fonction du changement de look et à 20 ans, je le cherchais encore mon look
post baba!
dimanche, juillet 1 2007
1975 : Au volant de ma Rolls Royce Silver Ghost 1910 !
Par Olivier le dimanche, juillet 1 2007, 14:38
Quand j'arrête l'unif.( pas d'inquiétude les gars, il n'y aura pas de photos de moi avec penne et tablier bariolé, j'ai refusé de faire le baptême), à Liège, Sart Tilman, retour à Quaregnon, Borinage. J'ai du temps devant moi, et à 18 ans, on peut passer son permis de conduire. C'est ce que je vais faire, un cours théorique d'une semaine, un examen oui/non cochez la bonne réponse et c'est dans la poche, pas de pratique juste un L pendant 6 mois et ma mère qui me confie le volant de sa deux poils mythique!

C'est la continuation d'une évolution de mes moyens de transport, le vélo à
12 ans, la mobylette 3 vitesses NSU à 16.
Alain, un voisin, est doué en mécanique, on rachète pour une bouchée de pain 3
mobylettes qui ne roulent plus et il en refait une qui fonctionne, merci
Alain!

Et enfin la deuchevau, la deuche et son changement de vitesse avec la boule noire et ses fenêtres qui retombent sur le coude au moment où on s'y attend le moins et son compteur kilométrique qui suit le mouvement des essuie-glaces, et sa capote qui se décapote entièrement, pratique pour les déménagements des poteaux et quand il fait bon, dans les rues de Mons, Bob Marley à fond, cheveux aux vents, la friiiiiiiiiiime! et sa jauge dans le réservoir à essence pour voir ce qu'il reste et ... snif!
Respect

J'aurai ensuite une Mitsubishi Lancer Gris métallisé mais ça n'aura plus jamais le même goût, jamais!
jeudi, juin 21 2007
1975 " Je suis amoureux d'une cigarette...
Par Olivier le jeudi, juin 21 2007, 21:47
...je l'aime bien épaisse, roulée comme une papesse, dans son fourreau zig zag à bords gommé ée ..."
On ne le dit plus, c'est un tantinet incorrect, mais à 18 ans, on fumait des cigarettes, roulées dans des Riz la Croix Bleus, des Rizla quoi!
Fleur de Roisin, c'est ce que fumait mon grand père, toute sa vie un clope au bec, avec la salive qui gagne la moitié de sa sèche, la plupart du temps éteinte mais vissée au bord des lèvres toute la sainte journée. Gamin, je ne ratais pas le rituel du "roulage" à la machine.

Je m'y suis mis tard par rapport aux copains, qui dés leur première communion, avaient franchi l'interdit.
Mes parents fumait peu, il y avait toujours un paquet de Belga à la maison, mais c'était pour offrir quand ils recevaient des amis, c'était classe à l'époque. Mon père très rarement le dimanche après le repas dominical s'offrait un cigare.
J'avais 17 ans bien fait quand un jour chez Doche, je lui dis que j'ai rêvé que je fumais, il m'a tendu son paquet, des Saint Michel vert, j'en ai pris une, l'ai fumée et je suis reparti sur ma mobylette en zigzaguant, la tête explosée.
Ensuite ça a fait partie de la panoplie de mes seventie's!
Je reviendrai sur mon périple en France, j'en étais resté à Maubeuge, mais pour l'heure, je fais juste un aparté cigarette : j'étais parti avec 5 paquets de Semois, c'est ce que je fumais (et non des Fleurs de Roisin comme indiqué dans un billet)

Et à (en) Avignon, sur l'île aux Hippies, où j'avais dressé ma petite canadienne, le soir je me suis fait piquer tous mes paquets de tabac et rien d'autre, alors que naïf, j'y avais laissé le pognon de mon périple, pensez, on était entre nous, la grande famille, quoi, le plus pénible c'est que mon compagnon de camping sauvage, un Marocain, avec qui je ferai un peu la route, c'était fait tout piquer, tente comprise, ah ces Hippies, il y en a qui ont dû finir au FN, ...c'est pas possible!
dimanche, juin 17 2007
1981 Objection...votre honneur
Par Olivier le dimanche, juin 17 2007, 16:25
Contrairement à JC qui s'est mis au service d'une patrie qui l'a rattrapé un peu vite, à 18 ans je demandais le sursis pour poursuivre des études, mais à la fin de mes années de scolarité en 1979, quand Manuel voyait des anges débarquer dans des voitures du côté de la Suède, moi j'introduisais une demande d'objection de conscience qui a été acceptée 2 ans plus tard, je ne vous raconte pas les "chieries" administratives, ça va plomber ce blog! Et j'ai retrouvé le papier qui m'a fait trembler pendant 2 ans :

A cette époque, j'avais cette tête là :

Et je me suis dis, créons une sous rubrique : Et quand AC, JC, Manuel, Manu, Olivier (les autres quoi) avaient 18 ans, "Hé toi, que faisais-tu?" (le cas échéant, moi quoi) Or donc, quand Manuel avait 18 ans, j'allais en avoir 21 et le soir du réveillon de la Saint Sylvestre 1977, en repartant de chez ma soeur qui habitait Ecaussine, j'ai brulé un stop qui donnait sur une bretelle d'autoroute en haut d'une côte, et ma voiture, une lancer Mitsubishi a été percutée à l'arrière et j'ai rejoué les "Choses de la vie" dans le rôle de Piccoli.
L'ange gardien de Manuel, qui est un peu partout comme chacun le sait a mis une rambarde d'autoroute sur la trajectoire de ma voiture et au lieu de faire des tonneaux, elle s'est immobilisée dans un bruit de ferraille épouvantable, j'ai immortalisé l'évènement :

Ca fait un peu "Crash" de David Cronenberg et je m'en suis sorti avec une grosse frayeur et un réveillon de nouvel an foutu!
"Hasta la vista baby".
samedi, juin 16 2007
1974 Ah ce qu'on est bien, dans ces jardins, ... pas besoin de sous pour être bien...
Par Olivier le samedi, juin 16 2007, 11:55
Eté 1974, Doche et moi décidons d'aller rejoindre Pelot, (qui n'a pas encore fait le grand saut- la fugue-, ce sera un peu moins d'un an plus tard après la fête de l'Huma, voir le billet "On arrête tout...", faut suivre, s'il vous plaît là dans le fond).
C'est les vacances, Pelot est avec ses parents dans les Cévennes, ils ont acheté un terrain, il y a des années, en prévision de leur retraite et y ont installé des caravanes, en attendant d'avoir les moyens pour construire en dur, et chaque été, y prennent leurs vacances.
Il fait chaud, on est descendu en train, et on fait du stop jusque Cardet (si mes souvenirs sont bons).
On est pris par 2 Suédoises (coucou Manuel, les re-voilà) qui ont chacune une voiture et nous embarquent séparément. Puis nous largue une dizaine de km plus loin, sans raisons apparentes, on n'a pas bien compris, elles parlaient Anglais et nous, on se débrouillait très mal en Anglais (Doche mieux que moi), bref, après on a fantasmé comme des bêtes sur des possibilités qu'on avait pas saisi dans tous les sens du terme.
On arrive enfin à Cardet, heureux, on a fait un peu d'"on ze road", Pelot nous accueille, on se raconte "depuis qu'on ne s'est plus vu" et lui a un contact prés de Montpellier pour aller dans une communauté, oufti!çà se concrétise des étoiles plein la tête.
Le lendemain nous voilà partis pour Argelliers (je ne suis plus du tout sûr du nom, mais c'est dans ce coin là)
Pour arriver à la communauté, faut emprunter un petit chemin de terre et de rocailles, tout y est comme dans nos rêves, le beau temps, les senteurs du sud, le chant des cigales, ça monte mais tout est facile, on est heureux, on va enfin voir une COMMUNAUTÉ.
Arrivés là, on est accueilli par un vieux de 40 balais au moins, tout est facile, il est cool, il y a des vieux cool, on trippe comme c'est pas possible. On est assis sur des coussins, il nous raconte la vie, à la communauté, qu'il n'y a pas de problème pour qu'on passe la nuit là. Ce qui nous étonne c'est qu'il n'y a que lui dans cette communauté, et Lizzard et luc, Psilvia, où sont-ils Jacques (il avait un nom comme ça, un nom de vieux quoi)? Oh, ils sont sur la route, c'est les vacances, alors il n'y a que du passage en ce moment, pour voir tout le monde, il faut revenir en octobre. Il nous fait quand même une remarque sur ceux qui squattent et qu'à un moment il a dû mettre à la porte, on est trop "pété" pour saisir ce qu'il vient de dire. Puis Jacques se retire dans sa pièce, il nous explique que là personne ne vient sans son autorisation, ouais, on comprend, il a besoin de se retirer pour méditer, c'est vachement cool
On se retrouve dans une piaule avec 3 paillasses, c'est pour nous, mieux qu'un hôtel 5 étoiles : "Tu te rends compte, on est dans une communauté, j'y crois pas , je rêve,..."
Une nuit à planer dans un nuage tout rose, tout doux, que la vie est belle, vue d'ici.
Le lendemain, Jacques est moins avenant que la veille, il nous raconte ses exploits en Avignon, où il s'affiche avec des jeunes filles sur la Place principale et qu'ils font chier les bourges, qu'il dort parfois avec plusieurs filles de passage à la communauté, je pense qu'on ne voulait pas briser notre rêve mais qu'on sentait que ça commençait à devenir glauque, on se refusait d'admettre que ce Jacques était un baratineur de première, la preuve on était sous le charme, et que son objectif, c'était de mettre dans sa couche un max de filles, jeunes, un peu paumées, on avait juste la chance d'être des mecs, ce qu'il nous fit comprendre en nous invitant gentiment à mettre les bouts!
En 1974, l'âge d'Or des communautés étaient révolus mais ça on ne voulait pas l'admettre, enfin pas tout de suite.
vendredi, juin 15 2007
1974 Sans vergogne
Par Olivier le vendredi, juin 15 2007, 09:24
Hop! Petit saut dans le temps : j'ai 17 ans et 11 mois, mes 18 se profilent à l'horizon, c'est pas une date importante, dans la mesure où la majorité est toujours à 21 et que donc je me sens encore pieds et poings liés à mes parents.
Cependant, je vis la semaine à Angleur, dans une maison aménagée en chambres d'étudiant. Il y a Doche, mon pote d'Athénée et qui fait médecine aussi et avec qui je vais partir en communauté, Clair qui fait vétérinaire et une autre fille dont je ne me rappelle plus le nom. Bitoniot (pfuff, on se donnait de ces noms, enfin, je sais pourquoi on l'a appelé comme ça lui..., la plupart du temps c'est Gouvy qui trouvait les surnoms, un reste du totem scout en quelque sorte) Bitoniot, donc, était parti de chez lui, une fugue, je pense que ses parents avaient alerté les flics, et il était venu se réfugier dans nos chambres d'étudiants, on cohabitait en le cachant, de plus la proprio, une femme énergique et pas toujours commode, habitait la maison à côté et il ne fallait pas qu'elle s'aperçoive de sa présence.
Un jour, on décide de faire la manche, Bitoniot n’a pas de fric avec lui et c’est une bouche en plus à nourrir, les provisions que nos parents nous donnent pour la semaine n’y suffisent pas mais on a une astuce géniale qui va nous rapporter un max : on va vendre aux étudiants bourgeois, plein aux as, des colliers marocains.
Parenthèses : comment fabriquer un collier marocain? Ingrédients : un fil solide, une boite de macaroni (ça on a dans les provisions). Mode d'emploi : faire chauffer à sec, dans une poêle, les macaroni découpés en tronçon de 3 à 4 cm. Une fois qu'ils ont atteint une jolie couleur, brun foncé, les retirer du feu et laisser refroidir. Refroidis, enfiler 5 à 6 tronçons dans le fil épais, faire un gros nœud à chaque extrémité et voilà, un magnifique collier marocain en bois aux essences rares.
Le soir où on préparait notre « arnaque » dans la chambre de Doche, les 2 filles arrivent sans crier gare, elles faisaient partie des bourgeoises pleines aux as, merde, elles vont découvrir la supercherie, surtout le macaroni cramé, ça pue.
« Qu’est que vous faites ? »! Je vois la tête de mes 2 potes interloqués, je lis dans leurs yeux : « Shit, 2 clientes en moins ! » et moi, sans perdre mes moyens de répondre : « On fabrique des colliers marocains, il y a un pote à nous qui nous envoie du Maroc du bois aux essences rares mais un peu jeune, alors on le vieillit en le chauffant ! »
Au bord de la crise de fou rire, Doche et Bitoniot n’en reviennent pas et les filles de me croire ! Quand elles sont reparties, ils m’ont avoué qu’il ne me savait pas si bon menteur, moi non plus d’ailleurs, ça m’était venu comme ça !
On leur a vendu un collier à chacune, Clair nous avouera par la suite, quand elle est devenue une copine, qu’elle avait eu un doute mais que mon aplomb l’avait déconcertée, hum !
On étaient jeunes et un peu con, mais il y avait plus con que nous, on en a vendu 2 ou 3 à l ‘entrée de la gare des Guillemin, 20 francs, une fortune! Ca ressemblait à ça, en plus cheap:

jeudi, juin 14 2007
1975 We shall Overcome!
Par Olivier le jeudi, juin 14 2007, 08:34

Le grand auteur de mes 18 ans, c'est Giono et comment ne pas l'être quand on écrit des romans avec de pareils titres : Colline, Regain, Le Grand troupeau, Le Chant du monde, Que ma joie demeure, Les Vraies richesses, Refus d'obéissance, Batailles dans la montagne, Le Poids du ciel, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Recherche de la pureté, Triomphe de la vie, Fragments d'un paradis, Les Âmes fortes, Les Grands Chemins, L'homme qui plantait des arbres, Le Bonheur fou, Le Déserteur. Rien que sa bibliographie, c'était le catalogue de comment je rêvais ma vie. Les titres me suffisaient, j'ai quand même lu Le Chant du monde, parce qu'Auclair s'en était inspiré pour créer Simon du Fleuve, bd emblématique de ces années là.

Faute de documents d'époque, mais je ne désespère pas d'en retrouver, je me rabats sur une photo d'autres, d'inconnus, n'essayez pas de savoir si je suis le gars hors cadre dont on n'aperçois que des cheveux, non, ce sont des inconnus, mais à 18 ans c'était des poteaux, vu qu'il me ressemblait.

dimanche, juin 10 2007
Ce soir d'élections législatives
Par Olivier le dimanche, juin 10 2007, 11:09
J'ai la nausée à regarder les débats à la télé en Belgique, en France et je me
suis souvenu de Mouna, croisé de nombreuses fois au cours de mes pérégrinations
Kerouaciennes et du bonheur qu'il me procurait...

Il disait :
* C'est en parlant haut qu'on devient haut-parleur. * Ne prenez pas le métro, prenez le pouvoir. * Des vélos, pas trop d'autos. Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons. * Le jour où un vélo écrasera une auto, il y aura vraiment du nouveau. * Aimez-vous les uns sur les autres. * La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans ! * On vit peu mais on meurt longtemps. * Je préfère le vin d'ici à l'eau de là. (emprunté à Francis Blanche). * Riez et vous serez sauvé. * Aguigui, le cri de la vie ! * Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse * Mieux vaut être actif aujourd'hui que radioactif demain".

Je ne sais pas pourquoi mais ça me plaisait bien, cette façon de faire de la
politique.
1975 On the road
Par Olivier le dimanche, juin 10 2007, 11:08

Juin 1975, voilà le genre d'image qui me fait tripper, planer, flipper, j'ai lu
Sur la route et Les Clochards célestes, ... les Clochards célestes, rien que le
titre, c'est déjà un voyage, comme Gérard Manset, je vais voyager en solitaire,
comme Béranger, Natacha ton nom est déjà un voyage, voyager dans sa tête c'est
bien mais pour du vrai ça doit être encore mieux. En poche 5000 frs que mes
parents m'ont donnés, 5 paquets de Roisin et 5 de Riz la Croix bleue. Mon vieux
sac à dos et une petite tente. Départ : ma mère, dans sa vieille 2
chevaux, me dépose à Maubeuge, ça m'évite de passer la frontière en stop, à
l'époque je risque une fouille, les longs cheveux, les douaniers et les flics
les regardent toujours d'un drôle d'air, même si ça fait plus de 10 ans qu'on
en voit de plus en plus (je me faisais parfois arrêter jusque 3 fois par jour,
contrôle d'identité, le plus drôle c'est que comme ma mère était institutrice à
Quaregnon et que la moitié du village est passée dans sa classe, une fois sur
2, les flics après avoir lu ma carte d'identité, me demandaient si j'étais le
fils de madame C... et me laissait repartir, mi-gênés, mi-surpris ) Je me
souviens parfaitement de ce grand jour, un petit pincement au cœur mais vite
effacé par la perspective de cette route, ce dont je ne me souviens plus c'est
de l'au revoir à mon père, ce jour là il est allé bosser comme d'hab.,
j'imagine...
Ma mère me dépose sur une sorte de ring, qui amène à l’autoroute, direction Dijon, Lyon, Albi, Privas, Aubenas, … La 2 chevaux s’éloigne, dernier signe de la main, je suis tout seul, le pouce en l’air, Kerouac, j’arrive…
samedi, juin 9 2007
1975 On arrête tout, on réfléchit et c'est pas triste.
Par Olivier le samedi, juin 9 2007, 11:07

Bref retour en arrière, j'ai prévenu mes parents de mes intentions d'aller vivre en communauté, d'ailleurs Pellot avec qui j'étais parti à la fête de l'Huma, n'est pas rentré avec nous, il a continué la route, on s'est dit à bientôt, "...puisqu'il est heureux on s'endormira...". Et là paf, le couperet paternel tombe : "JE VEUX QUE TU AIS UN DIPLOME D'ETUDES SUPERIEURES SINON..." et c'est ce sinon sans suite qui m'a plombé. A l'époque le filleul de ma mère, Philippes, avec qui j'avais fait les scouts, était en dernière année d'un régendat en arts plastiques et lors d'une discussion, m'a dit : "Fais ça, tu aimes dessiner, il y a un prof génial Jean-Claude Derudder, tu vas t'amuser..." Bon, mais je vais faire la route quand même, on the road again, j'ai tout préparé: mon stage de filage/tissage la laine des moutons c'est nous qui la filène, la laine des moutons , c'est nous qui la ..., et aussi 3 semaines à la ferme en Auvergne . Ok fin juin, je pars : première étape : les Cévennes, ensuite Avignon et l'île aux hippies et après, on verra...
vendredi, juin 1 2007
1975 Toutes ces vies que l'on a rêvées, que sont-elles devenues?
Par Olivier le vendredi, juin 1 2007, 11:05

Octobre 75: depuis septembre, j'ai repris des études de régent en arts
plastiques à l'Ecole Normale de Mons. Mais pourquoi me direz-vous? Que s'est-il
passé? Et les chèvres, les longues soirées à dessiner l'Ardèche au fusain en
compagnie de "Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi ! " (Mim -> Sol)
Ah, mes amis c'est déjà une autre histoire que je vous narrerai, un jour, dans
un autre billet! Mais comme vous avez commencé vos billets avec des photos
d'époque et qu'en ce qui me concerne, à part des photos de moi datant de 1956/
1957, j'ai pas grand chose à vous mettre sous les yeux pour le moment, je fais
avec ce que je retrouve au fond d'une caisse pourrite au grenier! Vous l'aurez
voulu! Pour l'heure, me voilà donc futur prof de dessin, trois ans à tirer!
J'en n'ai rien à fiche d'être prof, mais le dessin, j'ai toujours pratiqué, ma
mère doit posséder dans sa caverne aux reliques des milliers de dessins
recopiés de bandes dessinées que je dévore depuis ma plus tendre enfance! La
photo, me direz-vous, impatients que vous êtes! Il s'agit d'un premier travail
à exécuter pour le cours de photo de M. Gramme, c'est son nom (rien avoir avec
Zénobe)le prof de photo. J’ai mis en place tout un dispositif avec sur pied le
Reflex 6/6 de mon père dont j’enclenche la minuterie après avoir cadré le mur
blanc de la maison et vite, vite me placer dans le cadre et me la jouer froid /
distant ! J'ai découvert entre temps le Grand Magic Circus et ses animaux
tristes et j'ai copié le look Savary en M. Loyal, sans vergogne! A 18 ans, on
peut enfin aller voir des films interdits au moins de 18 ans, à l'époque, on
rigolait pas avec ça! Et ces films qu'on va enfin aller voir, feraient hurler
de rire les ados d'aujourd'hui. Parmi ceux là, il y aura quand même des chefs
d'oeuvre : Orange Mécanique (sorti en 72, mais comme il y avait pas encore
les DVD-ce qui confirme bien ma fille dans le fait que je suis contemporain des
diplodocus-il y avait les ciné-clubs, ah les ciné-clubs!!!) et donc influence,
pas de chapeau melon, qu'à cela ne tienne, j'ai un buse (oui, je fais la
collection des chapeaux, à l'époque je commence plein de collections : les
chapeaux, les crucifix, les briquets, les petites voitures en tôle,...) Je
commence à virer ma cuti Hippie : Actuel sort son n° : "Actuel c'est
fini!" avec une fille de papier en pleurs! A vrai dire, je suis un peu
désorienté, le mouvement hippie est moribond, Putaiiiiiiiiiiiiiiiiin! Les Punks
font leur apparition, mais je préfère Bob Marley! Fluide Glacial sort son
premier n°, je le trouve à Bruxelles (oui j'habite Quaregnon) dans la librairie
qui fait le coin Galerie de la Reine / rue des Bouchers. Dans ma classe, il y a
une fille dont je vais tomber amoureux…
jeudi, mai 31 2007
1956 Paradoxe temporel
Par Olivier le jeudi, mai 31 2007, 11:01
18 ans plus tard, je n'en savais encore rien mais j'allais avoir 18
ans!
Quand on a pas de photo sous la main et que les autres font des billets chiadés avec leurs images, on se débrouille comme on peut avec ce qu'on a! (à droite c'est ma maman, na!)

samedi, mai 5 2007
1975 L'avenir est derrière nous!
Par Olivier le samedi, mai 5 2007, 11:00
1975: je viens d'avoir 18 ans, je me la pète assez bien dans le genre hippie au-dessus de la moyenne, cheveux châtains longs, yeux verts, visage ovale et lèvres épaisses, une barbe à trous que je rase faute de pouvoir la laisser pousser pour me la jouer Actuel, journal dont je dévore les petites annonces genre : "Communauté de freaks, accueille ta folie parmi les chèvres (on cherche quelqu'un qui sait faire du fromage de...), sérieux s'abstenir!" et qui me font planer(l'expression à été remplacée aujourd'hui par: "Ca déchire trop!") le reste de la journée.
Mes rêves de "French Doctor", à mi-chemin entre Baden Powell et le Mahatma Gandhi, se sont évanouis en janvier avec l'interruption de mes études de médecine au Sart Tileman de Liège.
J'écoute : Rock Bottom de Robert Wyatt en boucle sinon Brassens et Ferré. En attendant d'aller planer en communauté, j'ai repris des cours du soir aux Arts et Met. de Jemappes, histoire de me familiariser avec la technique du fusain, pour occuper mes longues soirées d'hiver en Ardèche.
Cet été, je fais la route, je me suis inscrit à un stage de tissage/filage de la laine en Drôme, pour fabriquer mes vêtements et ensuite un stage à la ferme de 3 semaines en Auvergne pour me familiariser au travail de la terre!
Avec Doche, Gouvy et Pelot, les poteaux de l’époque avec qui on se marre en lisant Gotlib et on flippe en lisant Druillet, on va refaire le monde, loin de la société de consommation!
Je connais les accords de la Maison Bleue de Maxime Le Forestier, toujours en prévision des longues soirées d’hiver… O.
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