Depuis ma première guitare (en 64)
jusqu'en 68, j'ai rempli une bonne dizaine de carnets avec les paroles de
chansons et les accords approchants. C'était un peu comme les blogs de
maintenant mais faits à la main. Certaines paroles étaient découpées dans
"Salut les Copains". J'avais demandé à une secrétaire qui travaillait avec mon
père dans une boîte américaine (Burroughs...tiens tiens!) de me traduire les
paroles de Bob Dylan. -Impossible à traduire, c'est de l'argot et puis ça
ne veut rien dire, a-t-elle répondu. Finalement on comprenait mieux sans
rien traduire. 
Histoires de Jean-Claude
Lundi, juin 25 2007
1964-1968. Premiers accords.
Par JC le Lundi, juin 25 2007, 17:27
Jeudi, juin 21 2007
Les belles bacchantes des années 70!
Par JC le Jeudi, juin 21 2007, 14:30
Pour répondre à un commentaire sur le frère, voici le mien: Philippe, né en
1958. Ici à une réunion de famille fin des années 70. Des moustaches et des
habits comme ça, on n'oserait plus. 
Samedi, juin 16 2007
2007-1971
Par JC le Samedi, juin 16 2007, 20:52
Aujourd'hui, samedi
16 juin 2007. Une petite visite chez ma maman. Je lui parle de ce blog. Je me
retrouve les bras chargés d'une dizaine d'albums de photos que j'avais pour la
plupart oubliées. Alors pour en finir avec les souvenirs de corps de garde,
voilà 2 documents certifiés d'époque: -En pleine manoeuvre avec la tente et les
bottines règlementaires. -De retour à la maison... Les poils peuvent commencer
à repousser...
Vendredi, juin 15 2007
1969. On dirait le Sud...
Par JC le Vendredi, juin 15 2007, 17:51
Eté 69. Après avoir tourné le dos à une brillante carrière d'architecte et avant une année au service de la patrie, je prends mon sac à dos (en toile beige avec une armature métallique...) et hop, à l'aventure en stop le long des autoroutes sans but bien précis... Finalement, j'irai jusqu'à Gênes en passant par l'Allemagne. Pas de paysages à couper le souffle mais le sentiment de liberté comme dans les chansons. Le On the road again était en vogue à cette époque.
Ah les attentes le long des autoroutes, les nuits à la belle étoile dans les parcs publics, les longues marches la nuit dans les banlieues...
Mais le plus incroyable: en inversant l'itinéraire du voyage de Manu sur une
carte, c'est exactement mon voyage qui apparaît. Miracle! 
Jeudi, juin 14 2007
1968. Maroc, le retour!
Par JC le Jeudi, juin 14 2007, 22:58
Première année ratée à St. Luc. C'est pas une raison de ne pas partir en
vacances... Avec Jacques, un pote d'Humanités et Marc, un pote de St-Luc qui a
une voiture (une Simca), on va aller au Maroc! Je fais le régional de l'étape:
je suis né à Casablanca et d'ailleurs ma grand'mère y habite toujours: on
pourra aller lui dire bonjour... Je crois que c'est moi qui ai eu le plus grand
choc en arrivant là-bas: le monde de mon enfance avait bien changé et on ne
m'avait pas prévenu... Mais, quelques souvenirs: l'Espagne désertique avec les
enseignes de Taureaux et des bars perdus au milieu de nulle part, Tanger, où
tout pouvait arriver, Marrakech avec son camping improbable et sa place
incroyable, l'odeur et la couleur de la terre, des vies différentes, des
rencontres de routards français en BMW... J'ai payé une fortune pour un sac en
peau de chameau très dur et impossible à ouvrir et une paire de Bongos en terre
cuite (Entrez, entrez, juste pour le plaisir des yeux...). Et partout,
la même question: Vous venez de Belgique? Si vous pouviez nous trouver du
travail là-bas, voici mon adresse. On disait oui, oui bêtement... J'avais reçu
la caméra Super 8 de mon père pour immortaliser l'événement mais elle s'est
ouverte dans mon sac. Il ne reste que ces images surexposées d'un marché je ne
sais plus où... 
Mercredi, juin 13 2007
Pendant ce temps, en 1968...
Par JC le Mercredi, juin 13 2007, 23:29
Bon, je reviens un peu en arrière. Si on fait son service militaire, c'est qu'on est belge... Moi, je suis né au Maroc, à Casablanca ( je raconterai tout dans un autre blog...). Comme il semblait évident qu'on allait rester en Belgique et que je deviendrais architecte, on introduit une demande de naturalisation (on est en 1968). Un jour, le policier de quartier (ça existait encore à l'époque, comme le curé de paroisse qui vient souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants...) sonne et demande à entrer... J'étais justement à la maison ce jour-là.
''- Mmmmh? Je peux aller voir la cuisine?
- Oui, pas de problème, dit ma maman.
Il était midi et ma maman était justement en train de faire des frites (ce qui était rarissime!...). Le policier jette un oeil circulaire dans la cuisine et dit:
-M'ouais. Tout ça m'a l'air bien belge ici... Je crois qu'il n'y aura pas de problème...
Plus tard, je vais à la commune d'Evere prendre mon papier de naturalisation.
Le commissaire me dit:
- Salemi ? Ca y est! Tout est en ordre. Vous êtes NEUTRALISE belge à partir de maintenant... PAF ! (Bruit du cachet).
Quand je raconte ça, les gens ne me croient toujours pas...
Mardi, juin 12 2007
1972. Humour de caserne
Par JC le Mardi, juin 12 2007, 18:11

Mon père travaillait à l'époque chez Burroughs(!). Un nouvel ordinateur révolutionnaire venait d'arriver. Il savait tout redessiner rien qu'avec des lettres et des chiffres. Evidemment, tout le monde faisait reproduire sa photo. Un adjudant scrogneugneu tombe en admiration devant ce portrait. - Salemi. C'est vous qui avez fait ce portrait? - Affirmatif, chef. Il suffit d'une machine à écrire et d'un peu de patience. J'en ai d'autres... C'est comme ça que j'ai participé à l'exposition des talents des jeunes miliciens en Allemagne. Y avait en plus La Joconde et Astérix. L'expo a eu un joli succès...
Lundi, juin 11 2007
Première BD...
Par JC le Lundi, juin 11 2007, 11:28
En plus des caricatures de mes petits camarades, une première BD sur la vie
captivante du milicien! (1972)
Clic sur image pour agrandir
Samedi, juin 9 2007
Je ne serai pas architecte...
Par JC le Samedi, juin 9 2007, 11:27

Bon ben St. Luc, c'était pas ça. Suffisait pas de dessiner des maison: calculs,
physique, maths modernes... C'est là qu'on se rend compte que certains profs
jouent à la star, qu'il y a des étudiants dont les parents habitent dans des
grandes villas, qu'ils sont architectes aussi... En plus, on est en 68 et 69:
les journées se passent en reunions organisées par les étudiants de 5° qui
expliquent avec des tas de graphiques aux plus jeunes qu'il faudra faire des
classes horizontales et plus verticales (ou l'inverse...?). Je passe mes
journées à la Maison Bleue à écouter des 33T. dans les cabines, à jouer de la
guitare avec Benjamin... Les études de dessin publicitaire sont trop ringardes
à l'époque; il commence bien à naître une section BD mais ça a encore l'air
foireux et puis ces études ont l'air interminables. Quelques petits
boulots-emballeur de jouets, dessinateur de plans chez un vieil architecte...
Et puis,y a cette année de service militaire en Allemagne qui après tout... On
verra bien plus tard. Je serai affecté au service dessin des plans: je passe
mon temps à faire des caricatures sur les lettres des copains...
Lundi, juin 4 2007
Plus tard, je serai architecte (...?)
Par JC le Lundi, juin 4 2007, 11:26
Depuis le début de ce blog, j'ai fouillé mes archives et les boîtes de
souvenirs de ma maman à la recherche de documents de mes 18 ans: rien! Des
photos quand j'étais petit: plein. Actuellement: des centaines de photos
électroniques, des petites vidéos... Mais voilà le seul document qui reste de
mes études d'architecture à St-Luc en 1968-69...(et encore, j'ai un
doute!).

Mercredi, mai 30 2007
Ils avaient tous 18 ans en 68 !
Par JC le Mercredi, mai 30 2007, 11:25

Voilà, c'est la photo de la fin des Humanités: VI° Latin-Sciences en 68 à
Schaerbeek (finalement, j'habite de nouveau tout près maintenant). Je suis un
peu gêné car le directeur est venu s'asseoir à côté avec sa soutane... On est
habillé d'époque: des cravates, des pulls à col roulé ou à 3 boutons, des
chemises avec le col qui dépasse sur le pull, des pantalons de tissus gris, des
souliers en cuir. On commençait à inventer la mode pour les jeunes mais on ne
pouvait pas s'habiller en jeans à l'école. Les cheveux ne devaient pas déborder
de l'oreille. Pendant qu'on faisait la photo, c'était aussi 68, mais en France.
Marrant. On écoutait surtout la radio à cette époque. Mes copains écoutaient
surtout les blagues de Dimanche-Musique (surtout André, le troisième à gauche
au premier rang: on était tous les deux au dernier banc dans le fond de la
classe). Moi, je commençais à jouer de la guitare et j'écoutais France-Inter
tard le soir: il y avait toujours un disque de vieux blues qui passait après
les infos de 11 h. On avait même monté un groupe avec Michel des Latin-Grecs à
la clarinette et au banjo-guitare, et Philippe à l'autre guitare (le quatrième
à droite au dernier rang). On jouait Hughes Aufray et Dylan en français... Avec
le même Michel, on faisait des bandes dessinées tous les mercredi après-midi.
Son héros s'appelait Spontin. Le mien, c'était Edmond Macier (... ). J'avais
commencé une histoire de trafic de drogue caché dans les pompes des cyclistes
du Tour de France. Je viens de la revoir à l'instant. C'était assez nul. Malgré
tout , je me disais que ça devait être bien de dessiner toute la journée et de
faire des petits dessins comme métier. Comme ceux que je voyais dans les
Marabout-Flash. Mais y avait pas encore d'école pour ça et c'était pas sérieux.
Alors j'ai dit à cette époque, puisqu'il fallait choisir un vrai métier, que je
voulais être architecte. Là ça allait. J'irais donc m'inscrire à St. Luc à la
rentrée et on verrait bien...
Jeudi, janvier 1 1970
Pendant ce temps, en 1968...
Par JC le Jeudi, janvier 1 1970, 00:00
Bon, je reviens un peu en arrière. Si on fait son service militaire, c'est
qu'on est belge... Moi, je suis né au Maroc, à Casablanca ( je raconterai tout
dans un autre blog...). Comme il semblait évident qu'on allait rester en
Belgique et que je deviendrais architecte, on introduit une demande de
naturalisation (on est en 1968). Un jour, le policier de quartier (ça existait
encore à l'époque, comme le curé de paroise qui vient souhaiter la bienvenue
aux nouveaux habitants...) sonne et demande à entrer... J'étais justement à la
maison ce jour-là.
''- Mmmmh? Je peux aller voir la cuisine?
- Oui, pas de problème, dit ma maman.
Il était midi et ma maman était justement en train de faire des frites (ce
qui était rarissime!...). Le policier jette un oeil circulaire dans la cuisine
et dit:
''-M'ouais. Tout ça m'a l'air bien belge ici... Je crois qu'il n'y aura pas
de problème...''
Plus tard, je vais à la commune d'Evere prendre mon papier de
naturalisation.
Le commissaire me dit:
''- Salemi ? Ca y est! Tout est en ordre. Vous êtes NEUTRALISE belge à
partir de maintenant... PAF ! (Bruit du cachet).''
Quand je raconte ça, les gens ne me croient toujours pas...
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