
Voilà, c'est la photo de la fin des Humanités: VI° Latin-Sciences en 68 à
Schaerbeek (finalement, j'habite de nouveau tout près maintenant). Je suis un
peu gêné car le directeur est venu s'asseoir à côté avec sa soutane... On est
habillé d'époque: des cravates, des pulls à col roulé ou à 3 boutons, des
chemises avec le col qui dépasse sur le pull, des pantalons de tissus gris, des
souliers en cuir. On commençait à inventer la mode pour les jeunes mais on ne
pouvait pas s'habiller en jeans à l'école. Les cheveux ne devaient pas déborder
de l'oreille. Pendant qu'on faisait la photo, c'était aussi 68, mais en France.
Marrant. On écoutait surtout la radio à cette époque. Mes copains écoutaient
surtout les blagues de Dimanche-Musique (surtout André, le troisième à gauche
au premier rang: on était tous les deux au dernier banc dans le fond de la
classe). Moi, je commençais à jouer de la guitare et j'écoutais France-Inter
tard le soir: il y avait toujours un disque de vieux blues qui passait après
les infos de 11 h. On avait même monté un groupe avec Michel des Latin-Grecs à
la clarinette et au banjo-guitare, et Philippe à l'autre guitare (le quatrième
à droite au dernier rang). On jouait Hughes Aufray et Dylan en français... Avec
le même Michel, on faisait des bandes dessinées tous les mercredi après-midi.
Son héros s'appelait Spontin. Le mien, c'était Edmond Macier (... ). J'avais
commencé une histoire de trafic de drogue caché dans les pompes des cyclistes
du Tour de France. Je viens de la revoir à l'instant. C'était assez nul. Malgré
tout , je me disais que ça devait être bien de dessiner toute la journée et de
faire des petits dessins comme métier. Comme ceux que je voyais dans les
Marabout-Flash. Mais y avait pas encore d'école pour ça et c'était pas sérieux.
Alors j'ai dit à cette époque, puisqu'il fallait choisir un vrai métier, que je
voulais être architecte. Là ça allait. J'irais donc m'inscrire à St. Luc à la
rentrée et on verrait bien...
Mercredi, mai 30 2007
Ils avaient tous 18 ans en 68 !
Par JC - aucun commentaire - aucun rétrolien